Préparer son achat immobilier

Avant de devenir propriétaire, il faut non seulement préparer le financement de l’acquisition du bien immobilier, mais aussi prendre en compte dans le budget les frais indirects liés à son aménagement et à l’entretien de son prochain logement.

Comment bien financer son projet d’achat immobilier et ne pas se retrouver avec des imprévus ?

Comment bien monter une demande de crédit afin de bénéficier des meilleures offres ?

Trouver le logement idéal et rester dans son budget

Cet enjeu semble capital pour la plupart des candidats à l’accession à la propriété. Comment trouver le logement qui nous convient dans un marché où le prix de l’immobilier flambe ?

Habituellement, les ménages trouvent un habitat situé à mi-chemin entre leurs lieux de travail respectifs tout en étant peu éloigné des zones urbaines (pour profiter de tous les équipements des villes comme les écoles par exemple) sans aller vers des zones où le prix de la pierre paraît inabordable.

C’est la raison pour laquelle la construction péri-urbaine s’est autant développée en France, ces dernières années.

L’erreur que commettent la plupart des particuliers pour trouver leur bien se situe dans la recherche exclusive de critères liés aux types de pièces ou encore à ceux en lien avec l’état général, sans penser que d’autres éléments rentrent en jeu.

Par exemple, les impôts locaux, notamment la taxe foncière, prennent une place prépondérante dans la fiscalité du ménage. En l’espèce, il convient de vérifier auprès de la mairie les taux appliqués avant de prendre une décision d’achat ou de construction.

Autre erreur encore, oublier des frais induits par le nouveau logement tels que des frais de déplacements beaucoup plus importants qui peuvent alourdir très fortement un budget quotidien, sans oublier la fatigue et le temps passé.

Anticiper les travaux et l’entretien de la résidence

En outre, d’autres critères viennent gonfler un budget acquisition et pourraient surprendre certains primo-accédants

On considère souvent que la location est une dépense à fonds perdu, mais un des avantages est que le locataire ne prend pas directement en charge le gros entretien et les frais de rénovation. Néanmoins, ces coûts représentent un poids réels qui sont souvent minimisés quand on ne les connait pas. Par exemple, la réfection d’une salle de bain ou encore le changement d’une cuisine demande la mobilisation de plusieurs milliers d’euros.

Alors que le remboursement d’un crédit correspond régulièrement à 30% des revenus d’un ménage, le lancement de tels chantiers risque de provoquer quelques déséquilibres budgétaires si leur cout n’est pas intégré au projet dès le départ.

A moins de sacrifier ses vacances et ses loisirs, pour beaucoup d’individus, ces actions représentent une charge conséquente qui demande a être bien anticipée.
Les experts-comptables conseillent de provisionner 2% de la valeur du bien pour anticiper les dépenses d’entretien. Cette enveloppe couvre les petits travaux et réparations, mais n’intègre pas les grandes modifications comme l’agrandissement ou la redistribution des pièces.

Préparer le dossier de financement

Les banques accordent des crédits bancaires pour l’acquisition immobilière sous certaines conditions. Un contrat à durée indéterminée, une mensualité en deçà des 33% des revenus, un reste à vivre suffisant font partie des éléments incontournables, bien que légalement non obligatoires.

Pour s’assurer les chances d’obtenir un emprunt et le meilleur, les demandeurs réalisent une simulation . Cela leur permet de connaitre le TAEG du crédit (coût global du crédit qui inclut les frais de dossier, les intérêts et l’assurance) ce qui leur permet de comparer les offres et de calculer l’impact des remboursements d’emprunt dans leur quotidien.

Avec la baisse des taux d’intérêt, il n’est plus nécessaire d’apporter un capital aussi conséquent. Toutefois, les organismes financiers préfèrent financer la valeur du bien sans intégrer les frais de notaire, même si ce type de crédit, aussi appelé prêt à 110%, n’est pas impossible.

Disposer de quelques liquidités pour anticiper les imprévus et préparer l’emménagement évite aussi les mauvaises surprises.
En effet, les frais de déménagement, les chevauchements avec le loyer en cours, les changements de fournisseurs d’énergie ou de télécommunication impliquent des frais lors d’un changement de domicile, ce qui mérite une certaine attention.

Cette enveloppe doit aussi être prise en compte dans le budget du projet.

Regrouper ses crédits pour faciliter le financement immobilier

Parfois, le dossier semble compliqué à faire passer devant une banque parce que des emprunts ont été contractés antérieurement pour acheter une voiture par exemple.
Pour faire baisser le taux d’endettement afin de s’inscrire dans la limite des 33% des revenus, un regroupement de crédit peut réunir les crédits à la consommation tout en finançant le nouveau projet immobilier.
Ainsi, cette opération rend plus accessible l’acquisition de sa résidence principale.

S’il y a des travaux de rénovation ou d’équipement, une cuisine par exemple, un budget peut être accordé en associant le budget d’acquisition et celui du projet de transformation. Concrètement, plusieurs modes de financement peuvent aider les primo-accédants à se lancer dans un projet d’acquisition dans les meilleures conditions possibles.

Pour ce faire, il suffit de simuler le projet afin d’avoir une idée plus précise de la situation et des possibilités.