Étiquette : électricité

Etes-vous au courant ? Faites des économies…

Jeu de mots pour évoquer le suivi de sa consommation d’électricité.
Et oui ! Vous devez savoir que le seul fait de mesurer sa consommation d’électricité permet généralement de faire des économies et devient indispensable pour encore mieux gérer son budget familial.

La première des mesures consiste à vérifier que la puissance de son compteur est bien adaptée à ses usages.

La puissance figure sur la facture, en Kva (sur la gauche de la facture d’ EDF). C’est une notion importante car cela détermine le forfait d’abonnement mensuel quelle que soit la consommation. Il faut donc y souscrire au plus juste.

Si la puissance est trop faible par rapport aux usages, le client s’en aperçoit vite car son compteur « disjoncte » fréquemment.
Si la puissance est trop forte mais vous ne vous enre drez pas compte et parfois pendant plusieurs années et vous payerez trop cher pour des Kwatt que vous n’utiliserez pas. Selon un exemple récent, une puissance de 15 Kva alors que 6 Kva suffisait, générait un surcoût annuel de l’ordre de 150 €. Si l’on veut estimer précisément sa consommation, il faut retenir que 6Kva correspond à 6 Kwatt (donc une utilisation en même temps d’appareils électriques totalisant 6.000 W).

La deuxième mesure est de voir combien le foyer consomme par mois par un constat direct et réel sur le compteur général. Les compteurs électroniques ont des boutons « sélection » et « défilement » qui donnent la consommation instantanée. En branchant ou débranchant un appareil, la valeur varie spontanément.

Cette étape peut être réalisée en famille : les enfants adorent ce jeu qui conjugue mathématiques et physique.
Un simple fichier Excel suffit pour faire le tour de la maison : une colonne par pièce, une colonne par appareil électrique ou ampoule. Pour une mesure significative, on peut soit retenir la variation de valeur sur le compteur électrique lorsqu’on allume et éteint l’appareil ou l’ampoule ou prendre la valeur sur l’appareil lui-même.

Certains appareils électroménagers n’ont pas de de consommation linéaire : il est utile, dès lors, de trouver la consommation dans la notice ou sur internet (pour un cycle de lavage par exemple).

Quand toutes les informations sont recueillies, il reste à définir combien de temps l’appareil est allumé pour une période déterminée (l’année paraît intéressante car elle couvre les variations saisonnières).

Le total des consommations est enfin à comparer avec le relevé du fournisseur d’énergie (il faut évidemment prendre 2 relevés réels et non pas des estimations parfois peu significatives). Si l’écart est trop important, c’est qu’il y a des informations sur la consommation qui ne sont pas bien approchées (Soit vous avez oublié des appareils, soit vous avez des fuites d’énergies non maitrisées… cherchez encore !) . L’objectif n’est pas d’arriver au kwh près mais de pouvoir jauger ses consommations.

Les enseignements les plus intéressants, c’est de comprendre que certains appareils sont vraiment énergivores (four, frigo, lave-vaisselle, lave-linge, plaque vitrocéramique), ‘il faut alors songer rapidement à les remplacer s’ils sont anciens. Vous retrouverez rapidement un retour sur investissement.
Les anciennes ampoules (halogènes particulièrement) sont aussi des gouffres à énergie. Enfin, certains éléments réservent parfois de mauvaises surprises comme par exemple une VMC  qui reste bien sûr allumée 24h/24.

La principale conclusion est qu’une économie vient des kwh non consommés, que ce soit au niveau de l’abonnement ou au niveau de la consommation.

Enfin, la comparaison des prix proposés par les différents fournisseurs (depuis qu’EDF n’a plus le monopole de la distribution de l’électricité) met aussi en avant que la position de leader d’EDF l’amène à pratiquer les tarifs les plus chers. En changeant de fournisseur, chaque année une petite mais réelle économie contribue à lutter contre l’effritement du niveau de vie et aide à gérer astucieusement son budget.


Saisie et cession sur salaire

Quand une personne a des dettes (loyers, impôts, amendes, crédits, pensions…), elle peut choisir de les payer en versant volontairement une partie de son salaire directement à son créancier. Il s’agit d’une  "cession de salaire".

Un créancier, personne ou organisme à qui on doit de l’argent, peut mettre en œuvre par voie de justice une procédure de "saisie sur salaire" afin de récupérer son dû, en demandant le prélèvement direct d’une partie du salaire du débiteur.

Comment cela se passe t-il ?

La cession sur salaire 

Dans le cadre d’une cession sur salaire, c’est le salarié lui-même qui demande à son employeur de verser une partie de son salaire à son créancier. 

Pour ce faire, il doit remplir une déclaration au greffe du tribunal d’instance du lieu où il demeure, muni de ses bulletins de salaire et d’une pièce d’identité.

Le greffe notifie ensuite la cession, à l’employeur et au créancier. L’employeur versera ensuite directement les sommes au créancier.

La saisie sur salaire 

Tout créancier peut demander une saisie sur le salaire de son débiteur. Dans ce cas, et après que la procédure ait été respectée, l’employeur versera directement les sommes dues au tribunal.

Pour pouvoir mettre en oeuvre une procédure de saisie sur salaire, le créancier doit avoir tout d’abord en sa possession un titre exécutoire constatant une créance. Il s’agit par exemple d’un jugement rendu, d’un procès verbal, d’un certificat de non-paiement  d’un chèque délivré par huissier, d’un acte rendu exécutoire…

La demande de saisie sur salaire est faite auprès du tribunal d’instance. 

Le débiteur et le créancier sont alors convoqués par le tribunal au moins 15 jours en avance pour une tentative de conciliation. Si la conciliation réussit, la procédure est arrêtée. Dans le cas contraire le juge procède à la saisie et fixe la créance à laquelle s’ajoute éventuellement les frais et les intérêts…

L’employeur est informé de la saisie par lettre recommandée avec avis de réception.

Le greffier indique dans ce courrier les modalités de calcul de la fraction saisissable et les modalités de règlement.

L’employeur doit alors verser chaque mois auprès du tribunal une somme égale au maximum à la fraction saisissable du salaire.

Si plusieurs procédures sont faites en même temps…

Si plusieurs procédures sont mises en œuvre en même temps, l’employeur respectera l’ordre suivant :

  1. Paiement direct des pensions alimentaires
  2. Avis à tiers détenteur (Trésor public…)
  3. La saisie

La demande en paiement direct des pensions alimentaires est prioritaire. Si une saisie est en cours, il peut continuer à verser au greffe du tribunal la fraction saisissable de la rémunération restant, après imputation des sommes versées au créancier d’aliments.

La notification d’un avis à tiers détenteur par le Trésor public suspend le cours des saisies jusqu’à l’extinction de l’obligation du contribuable, sous réserve des procédures de paiement direct engagées pour le recouvrement des pensions alimentaires. L’employeur doit informer le Trésor public de la saisie en cours, celui-ci se chargeant alors de prévenir le greffe du tribunal d’instance.

Toute retenue effectuée sur le salaire devra être obligatoirement mentionnée sur le bulletin de paie.

Calcul de la somme saisissable

Montant du salaire saisissable

Le salaire n’est pas saisissable ni cessible dans sa totalité. Afin de laisser une part suffisante du salaire pour vivre, le montant saisissable est calculé en fonction d’un barème qui est publié chaque année et qui prend en compte les charges de famille du débiteur et son niveau de revenu.

Ainsi en 2010, pour une personne seule, la tranche de rémunération inférieure à 288 € dans le mois ne peut être saisie qu’à hauteur de 1/20ème soit 14,42€. En revanche, la tranche de rémunération supérieure à 1 685 € est saisissable à 100 %.

Pour un salaire net de 950 € net par mois la quotité saisissable sera de 124,16€.

Types de revenus saisissables :

  • Le salaire y compris les majorations pour heure supplémentaires
  • Les primes et gratifications
  • Les avantages en nature
  • Les indemnités de congés payés, de maladie, de maternité,
  • Les allocations d’assurance chômage
Les remboursements de frais et les indemnités pour charges de famille ne sont pas saisissables.
La participation et l’intéressement sont intégralement saisissables.
 

Montants insaisissables

Afin de conserver des revenus minimums pour vivre et permettre à la personne d’assurer ses dépenses courantes, une partie des revenus et prestations est insaisissable.

Cette somme est égale, quelle que soit la composition du foyer au montant forfaitaire du RSA soit en 2010 : 460,09 €

Au-delà de ce montant les sommes sont normalement cessibles et saisissables.

Une exception cependant pour le recouvrement de créances alimentaires qui peuvent être saisies y compris sur ce montant.
 

Consulter aussi l’article : Qu’est ce que la quotité saisissable ?


Vendre de l’électricité à EDF, c’est rentable !

A l’heure où les énergies traditionnelles, gaz, fuel, charbon, pétrole, deviennent de plus en plus rares et chères et alors que la situation environnementale préoccupe de plus en plus les citoyens, les énergies renouvelables apparaissent comme une alternative potentielle.

Parmi ces énergies, la production d’énergie d’origine solaire, qui était auparavant plutôt le fait de professionnels, est devenue accessible aux particuliers.

En effet, les matériaux ont progressés procurant ainsi un meilleur rendement, une filière s’est créée pour faciliter l’installation et la maintenance des équipements et des aides financières et fiscales ont été mis en place pour rendre cet investissement attractif pour les particuliers.

Les Français sont ainsi de plus en plus nombreux à investir dans des panneaux solaires que ce soit pour produire leur propre électricité ou pour revendre l’énergie produite à EDF qui leur rachète à un prix très intéressant.

Deux solutions techniques de panneaux solaires

Pour produire de l’énergie d’origine solaire, deux solutions techniques existent : le thermique et le photovoltaïque.

  • Le panneau thermique ne fabrique pas directement de l’énergie mais capte l’énergie du soleil afin de créer de la chaleur. Souvent, les panneaux thermiques servent à alimenter un chauffe-eau solaire.
  • Le panneau photovoltaïque capte lui aussi le rayonnement solaire et produit grâce à cela, de l’électricité. Les panneaux photovoltaïques peuvent ainsi fournir de l’électricité à une maison, à des batteries ou encore au réseau EDF.

Combien coûte l’installation de panneaux solaires ?

Il est difficile de déterminer un prix moyen d’installation. Cela dépendra de multiples facteurs tels que le volume d’équipement, les matériaux mis en œuvre, la difficulté d’installation, la difficulté de raccordement au réseau…

Pour prendre un exemple, on considère qu’un particulier qui installe des panneaux photovoltaîques sur une habitation principale d’une puissance de crête de 3 KWc, réalisera un investissement brut de l’ordre de 20 000 € mais la fourchette d’une telle installation peut être assez large.

Les frais supplémentaires à prendre en compte sont des frais de location de compteur, environ 50 € par mois. Il faut également prévoir pendant  l’exploitation de remplacer l’onduleur qui a une durée de vie moyenne de 10 ans.

L’installation de panneaux solaires requiert des compétences très pointues. Il est donc conseillé de s’adresser à des professionnels d’autant que cela vous permettra de bénéficier des aides existantes.

Il faut savoir que, sur ce secteur en très forte croissance et bénéficiant d’aides importantes, de nombreuses entreprises parfois peu expérimentées voire peu scrupuleuses sont apparues sur ce secteur.

Dans tous les cas il est recommandé de comparer les prestations et de faire réaliser plusieurs devis pour vous assurer du professionnalisme de vos interlocuteurs et de la justesse du prix demandé. Assurez vous dans tous les cas qu’ils disposent de la garantie décennale obligatoire pour toutes les entreprises artisanales du bâtiment.

Comparez également les matériaux proposés qui offrent un rendement, une durée de vie et des caractéristiques techniques et esthétiques assez différentes, les services annexes tels que la maintenance ou encore le montage du dossier  et également les garanties et assurances apportées…

 

Vendre son énergie à EDF

Un contrat de 20 ans

EDF a signé une convention avec l’Etat qui lui confère une obligation d’achat de l’électricité produite grâce à l’énergie solaire. Il s’engage ainsi par contrat à acheter l’électricité produite à un prix qui est fixé par arrêté à un tarif qui est très incitatif.

Le propriétaire des panneaux photovoltaïques peut donc revendre l’électricté produite à EDF ou à une entreprise locale de distribution. Il devient ainsi fournisseur d’électricité et signe un contrat d’approvisionnement avec EDF.

Ce contrat a une durée de 20 ans. Il définit les conditions de mise à disposition de l’électricté, le prix initial de rachat du Kwh et les conditions de révisions de ce prix. Le tarif sera revu à chaque date anniversaire et est indexé selon une formule de calcul extrêmement compliquée qui intègre notamment l’indice des prix à la production, normalement en croissance d’une année sur l’autre.

Pour l’année 2009, EDF rachetait le KWh au particulier à 0,57€ soit plus de 4 fois le prix moyen de vente d’EDF (0,13€ le Kwh). Ce prix très intéressant a pour objectif d’inciter les particuliers à investir dans ce domaine.

Prix de vente du KWh

Depuis la publication de l’arrêté du 14 janvier 2010, les tarifs applicables sur les nouveaux dossiers déposés à partir de cette date sont les suivants :

  • Pour les installations avec «intégration au bâti» :

·    0,58 € /kWh pour les installations réalisées sur les bâtiments à usage principal d’habitation, d’enseignement ou de santé
·    0,50 €/kWh pour les installations  réalisées sur d’autres types de bâtiments (par exemple, les immeubles de bureaux, hangars, entrepôts…)

  • Pour les installations avec «intégration simplifiée au bâti» :

·    Le tarif est fixé à 0,42 € /kWh pour les installations réalisées sur des bâtiments professionnels (industriels, commerciaux, et agricoles)

  • Enfin, pour les installations au sol et les installations ne répondant pas aux critères de l’intégration :

·    0,314 € /kWh en métropole
·    0,40 € /kWh pour la Corse, les départements d’outre-mer, Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte.

  • Pour les installations au sol, de plus de 250kWc en métropole, un coefficient de régionalisation est affecté au tarif de base. Ainsi, le tarif, pour ce type d’installation, varie entre 0,314€/kwh et 0,377€/kWh.

Attention, à compter du 1er Janvier 2012 et au 1er Janvier de chaque année suivante, les tarifs d’achat seront réduits de 10% par rapport au tarif de l’année précédente.

Une production variable

La production d’électricité sera dépendante de multiples critères dont l’ensoleillement, la qualité des panneaux, leur orientation, leur propreté etc… Des moyennes existent mais il convient de rester vigilant et ne pas faire d’estimations trop favorables dans un calcul de rentabilté.

Pour l’exemple, un particulier qui aurait réalisé une installation de panneaux photovoltaiques et qui aurait une production de 3 000 KW annuel, réaliserait un chiffre d’affaires de 1 740 €  (3000 Kw x 0,58 €) au tarif 2010.

Subventions et fiscalité

Diverses mesures ont été décidées pour encourager les particuliers à investir dans les énergies renouvelables et notamment dans des équipements pour produire de l’énergie solaire.

Des subventions d’investissements

Certaines régions, mais aussi des départements ou des communes encouragent la production d’énergie solaire en distribuant des subventions d’investissement. Ces aides sont variables selon les collectivités concernées et il faut donc se renseigner auprès de son conseil régional et de sa commune.

D’autres aides peuvent venir de l’ADEME  (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) ou de l’ANAH (Agence Nationale pour l’aménagement de l’Habitat) et sont souvent attribuées sous conditions de ressources ou d’équipements.

Pour plus d’informations sur les aides dans votre région vous pouvez consulter le site enerplan.

Un crédit d’impôt

Un crédit d’impôt est accordé aux personnes réalisant des investissements dans des équipements utilisant des énergies renouvelables.

Ce crédit d’impôt est de 50% du coût de l’investissement plafonné à 8 000 € pour une personne seule et 16 000 € pour un couple plus 400 € pour le premier enfant, 500 € pour le deuxième et 600 € pour le troisième.

Attention si l’investissement est supérieur, seul ce plafond servira de base au calcul du crédit d’impôt. De plus si vous avez déjà profité de tout ou partie de ce crédit d’impôt, en changeant des fenêtres par exemple, vous bénéficierez du crédit d’impôt que sur le reliquat du plafond disponible car ce crédit d’impôt pour le développement durable concerne une période totale de 5 années consécutives d’ici 2012.

L’ensemble de l’installation doit se faire par une même entreprise et doit faire l’objet d’une facturation. Si le crédit d’impôt est supérieur au montant de votre impôt, la différence vous sera remboursée.

Exemple : Vous faites un investissement de 20 000 € TTC et vous avez deux enfants le plafond de l’investissement pris en compte pour le crédit d’impôt est de 16000 + 400 + 500 = 16900 €

Dans ce cas le plafond étant inférieur au coût global, vous devez calculer votre crédit d’impôt sur ce plafond soit 16 900  € x 50 % = 8 450 € de crédit d’impôt si c’est votre premier investissement ouvrant droit à ce bénéficie fiscal.

Le coût réel de l’investissement sera de 20 000 – 900 – 8 450 = 10 650 €

La TVA à 5,5% pour l’installation

Les installations photovoltaïques installées par des particuliers sur des logements achevés depuis plus de 2 ans et raccordées au réseau, d’une puissance inférieure ou égale à 3kWc, bénéficient de la TVA à 5,5% sur le matériel et l’installation.

Exonération de TVA pour la vente

La vente d’électricité est exonérée de TVA dès lors que la puissance installée n’excède pas 3 kWc, puissance adaptée pour une installation pour des particuliers.

Pour les autres cas la TVA qui s’applique est le taux normal à 19,6 %.

Une exonération d’impôt pour les particuliers

Pour les particuliers, la vente d’électricité issue des panneaux solaires est rattachée au régime des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Depuis la loi de finances rectificatives de 2008, les personnes physiques sont exonérées d’impôt  sur les revenus tirés de la vente d’électricité d’origine photovoltaïque.

Dans ce cas, les installations doivent respecter certaines conditions :

·    Elles ne doivent pas dépasser 3Kwc
·    Elles doivent être raccordées au réseau public en deux points au plus
·    Elles ne doivent pas être affectées à l’exercice d’une activité professionnelle

Dans les autres cas, production supérieure, personnes morales, exploitation agricole… les investisseurs seront imposés sur les bénéfices selon leur situation fiscale spécifique. Ils seront selon les cas redevables de la taxe professionnelle ou soumis aux  prélèvements sociaux au titre des revenus du patrimoine.

Ils pourront éventuellement déduire les intérêts d’emprunt et les frais d’exploitation du résultat de la vente d’électricité. Ils pourront amortir l’investissement sur plusieurs années et déduire la TVA. Il sera également possible de pratiquer le montage du différé d’amortissement.

Taxe foncière sur les propriétés bâties

Selon la localisation de l’installation réalisée, une exonération totale ou partielle de la taxe foncière peut exister et il convient de se renseigner auprès du centre des impôts.

En effet certaines collectivités territoriales ou établissements publics de coopération intercommunale peuvent, par délibération, exonérer de 50 % ou de 100 % de  taxe foncière les logements achevés avant le 1er janvier 1989, et qui ont fait l’objet d’une installation photovoltaïque.

Pour bénéficier de ce dégrèvement, le montant total des dépenses payées par logement au cours de l’année qui précède la première année  de l’exonération doit être supérieur à 10 000 € ou à 15 000 € au cours des trois années précédentes.

Cette exonération s’applique sur une durée de cinq ans et ne peut pas être renouvelée au cours des dix années suivant celle de l’expiration d’une période d’exonération.

Les démarches à accomplir

Les démarches à accomplir sont longues et complexes avant de pouvoir signer un contrat de raccordement avec EDF. De plus en plus d’installateurs de panneaux photovoltaïques intègrent ce service dans leur prestation et il est souvent judicieux de faire appel à leurs services.

Au niveau de l’urbanisme vous devrez prendre contact avec votre commune pour connaître les éventuelles contraintes locales existantes. Normalement pour la pose de panneaux solaires sur une habitation  existante seule une déclaration préalable est nécessaire. Pour une construction neuve vous pouvez intégrer la demande dans le permis de construire.

Au niveau des assurances, vous devez souscrire une assurance responsabilité civile mentionnant explicitement l’activité de production d’électricité par panneaux photovoltaïques dans le contrat.

Il est également recommandé de préciser votre installation photovoltaïque dans votre contrat multirisque habitation afin qu’elle soit couverte comme votre habitation.

Rentabilité et retour sur investissement

Investir dans l’énergie solaire afin de vendre son électricité peut être une solution très rentable. L’investissement est amorti en quelques années, les années suivantes représentant un bénéfice net.

La rentabilité sera très dépendante du nombre de KW produits et du montant de l’investissement qui sont des données variables d’une installation à l’autre.

Dans notre exemple (qui ne représente pas une moyenne mais simplement une logique de calcul) l’investissement sera amorti en 9 ans environ.

Coût d’installation20 000 €
Subvention d’équipement    900 €
Crédit d’impôt      8 450 €
Cout réel d’installation   10 650 €   
Chiffre d’affaires annuel    1 740 €
Frais de location de compteur :600 €
Revenus nets1140 €

La rentabilité nette annuelle est de 1 140 €  soit 10,7 % du capital investi, rendement intéressant d’autant qu’il est exonéré d’impôt.

L’indexation du prix de vente du KW n’est pas prise en compte dans ce calcul or on peut espérer une revalorisation de l’ordre de l’inflation qui pourrait s’établir entre 0 et 2 % par an. Ce calcul n’intègre pas également le remplacement de l’onduleur dont la durée de vie estimée est de 10 ans ou encore la taxe foncière.

Si vous ne souhaitez pas avancer le capital pour votre installation, vous pouvez emprunter le montant de l’investissement auprès d’une banque, d’un établissement de crédit ou encore par l’intermédiaire de votre installateur qui pourra vous faire des propositions. Attention toutefois au taux du crédit qui peut parfois fortement diminuer la rentabilité de l’opération.

Par exemple : En empruntant 10 650 € à un taux de 5% sur 20 ans, vous remboursez chaque mois 70 € et vous avez donc 25 € de bénéfice par mois sur les 95 € de chiffre d’affaires net.

Il faut noter qu’un propriétaire a tout intérêt à fournir 100% de sa production à EDF et garder un contrat d’alimentation classique chez l’un des opérateurs d’électricité qu’il paiera beaucoup moins cher.

Par ailleurs, s’il installe des panneaux sur un logement, celui ci prendra une valeur supplémentaire en cas de revente.

Et demain ?

Difficile de se projeter dans 10 ans, dans 20 ans…

La contractualisation du prix sur 20 ans avec EDF sécurise l’investissement financier sur cette durée. Au bout de 20 ans l’installation existera toujours et pourra continuer à produire de l’électricité au bénéfice du propriétaire du logement, même s’il est probable que le prix de revente ne sera plus aussi attractif et que les nouveaux matériaux seront sûrement beaucoup plus performants…

Mais, sachant que le solaire est une énergie propre, renouvelable et surtout inépuisable, c’est l’occasion d’en profiter et la Terre vous remerciera !

 

Pour plus de renseignements :

Consulter le décret du 14/01/2010 sur le prix de rachat de l »énergie

Consulter le site photovoltaique.info, site de l’association HESPUL

 


Faut-il changer de fournisseur d’électricité et de gaz ?

Depuis le 1er juillet 2007, les monopoles d’EDF et de GDF sur l’électricité et le gaz ont cessé. Vous pouvez désormais changer de fournisseur d’électricité et/ou de gaz très facilement. Mais à quel prix ?

 
 
 
 
 
 

L’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie est déjà effective pour les professionnels depuis trois ans. C’est maintenant à vous, consommateurs particuliers, de choisir votre fournisseur.
Vous avez désormais le choix de garder votre fournisseur actuel avec le tarif réglementé EDF et Gaz de France ou bien de changer pour l’une des offres du marché au tarif non réglementé.
Si vous ne faites aucune démarche, vous conservez votre fournisseur actuel avec le tarif réglementé et fixé par le ministre de tutelle.

 
 

Changer de fournisseur d’énergie

 
 

Si vous désirez changer de fournisseur, voici ce qu’il faut savoir avant :

  • Vous pouvez résilier votre précédent contrat quel qu’en soit le motif.

  • Vous pouvez résilier un contrat chez un fournisseur aux tarifs réglementés pour un autre fournisseur gratuitement.

  • Vous pouvez passer de l’offre à tarif réglementé à une offre du marché libre tout en restant chez EDF et/ou GDF.

  • Vous n’avez pas besoin de changer de compteur de gaz et/ou d’électricité.

  • Vous pouvez changer de fournisseur autant de fois que vous le désirez.

  • Si vous consommez électricité et gaz, vous pouvez choisir un seul fournisseur pour les deux énergies ou un fournisseur pour chacune des deux énergies.

  • Lors de la signature d’un nouveau contrat, vous avez un délai de rétractation de 7 jours si vous changez d’avis et préférez ne pas changer de fournisseur.

  • Votre nouveau fournisseur devient votre interlocuteur unique.

  • Le relevé cyclique des compteurs sera toujours effectué par les gestionnaires de réseaux de distribution.

  • Un logement qui passe du tarif régulé au tarif non régulé ne pourra plus repasser en tarif réglementé même si le propriétaire change.

 


Choisir un fournisseur…

 
 

Comparer les offres du marché

 
 

Avant de changer de fournisseur, veillez à bien comparer les éléments suivants pour pouvoir choisir l’offre la plus adaptée à vos besoins et vos capacités financières :

  • Le prix de vente de l’énergie, éventuellement en fonction des volumes et des périodes de consommation.

  • Les prix des services de gestion,

  • Le prix des prestations et autres services techniques,

  • Les conditions d’évolution des prix,

  • La durée d’engagement prévue au contrat,

  • Les conditions de résiliation du contrat.

 

Liste des fournisseurs

 

 

Fournisseur  électricitégaz naturel 
Altergaznonouiwww.altergaz.fr

Alterna

ouinonwww.alterna-energie.fr
Direct Energieouinonwww.direct-energie.com

EDF

ouinonwww.edf.fr
Electrabel Suezouinonwww.electrabel.fr
Enercoopouinonwww.enercoop.fr

Gaz de France 

ouiouiwww.dolcevita.gazdefrance.fr
CEG Source d’Energiesouinonwww.geg.fr
Poweoouiouiwww.poweo.com
Proxeliaouinonwww.proxelia.fr
 

 

Attention à ne pas vous précipiter !

 
 

Cette ouverture à la concurrence pourrait paraitre une bonne idée en principe. Mais qu’est-ce que cela signifie réellement pour le consommateur ?

Comme pour d’autres secteurs (téléphonie, par exemple) l’ouverture à la concurrence risque d’entrainer une période de fortes variations de prix et d’offres commerciales très agressives. Alors attention aux tarifs très attractifs au début qui auraient tendance à augmenter avec le temps ! Renseignez-vous bien sur les conditions tarifaires et leur révision dans le temps.


Il vous faut garder en mémoire que si vous changez de fournisseur, vous ne profiterez plus de la stabilité des prix appliqués par les fournisseurs à tarifs réglementés. Ainsi, les prix augmentent chez les autres fournisseurs, vous ne pourrez pas revenir à l’offre réglementée.

La loi du 21 janvier 2008 a cependant assoupli le principe et permis aux clients d’EDF de pouvoir retourner au tarif réglementé, s’ils en font la demande au plus tard le 30 juin 2010. Un délai de 6 mois minimum doit toutefois être respecté après avoir quitté le tarif réglementé dans le logement et la demande de retour.

Par contre cette disposition n’existe pas pour le gaz et il ne leur sera plus possible de retourner au tarif règlementé de GDF.

 
Changement de fournisseur : qui, du locataire ou du propriétaire, décide ?


Il est stipulé qu’il revient à l’occupant d’un logement (le locataire) de choisir son contrat d’énergie. Un propriétaire ne peut donc pas s’opposer à ce que son locataire change de fournisseur.

Par contre, lors d’un nouvel emménagement, si l’occupant précédent avait opté pour une offre à prix de marché, le successeur doit obligatoirement souscrire à son tour une offre à prix de marché, et ne pourra plus souscrire une offre réglementée.

L’ouverture des marchés de l’énergie permet de faire jouer la concurrence en choisissant une nouvelle offre et/ou un nouveau fournisseur. Certes, les tarifs seront sûrement très intéressants, mais il faut garder en mémoire que, comme cela s’est passé pour les professionnels,  une hausse significative de vos factures est toujours possible sur le long terme.

Il est difficile de savoir véritablement comment vont évoluer les tarifs à terme. Vous n’êtes pas obligé de changer, alors si vous l’envisagez, comparez bien les offres.


Pour plus de précisions sur les fournisseurs d’énergie et les démarches à suivre vous pouvez consulter le site www.energie-info.fr


Faites des économies d’énergie !

 Eau, électricité, chauffage… Les factures sont très rarement synonymes de bonnes nouvelles. On ne les connaît peut-être pas assez, mais de nombreuses mesures, pourtant très simples, permettent de les réduire considérablement, sans pour autant minimiser le confort de vie !
 
L’eau
 
Pour éviter le gaspillage d’eau, quelques mauvaises habitudes sont à bannir. La nature vous remerciera et votre facture d’eau s’en ressentira !
 
– Pensez à vérifier la pression de l’eau. Si celle-ci est supérieure à 3 bars, vous pouvez installer un réducteur de pression. Le débit pour une pression de 3 bars correspond à un volume de 17 litres par minute, tandis qu’avec une pression de 1 bar, elle est égale à 12 litres par minute. A long terme, la différence se fait vraiment ressentir.
 
– La salle de bain représente à elle seule près de 40% des dépenses moyennes en eau. Le fait de prendre un simple bain peut faire consommer jusqu’à 200 litres ! Cet important volume peut être largement diminué en privilégiant l’utilisation de la douche, qui n’excède pas 80 litres.
 
– La seconde dépense en eau dans un foyer concerne les W.C. En effet, sur une année, l’utilisation de la chasse d’eau représente en moyenne 42,5 € par personne, soit en moyenne 20% du total de la facture. Pour éviter de gaspiller une telle somme, il est possible, même pour un néophyte du bricolage, d’installer un stop eau. Son utilisation permet de ne libérer qu’une quantité d’eau correspondant à la durée de pression sur la tirette de la chasse d’eau. Dès que le bouton est lâché, l’eau ne s‘évacue plus dans la cuvette.
 
– Les fuites d’eau peuvent elles aussi alourdir la facture mensuelle. En effet, dans les habitations françaises, elles représentent 20% de l’eau consommée. Pour les éviter, pensez à protéger vos tuyaux et votre compteur contre le gel avant la venue de l’hiver. L’eau qui gèle dans un tuyau peut le faire exploser et ainsi créer une fuite importante.
Afin de savoir s’il y a des fuites dans votre installation, consultez votre compteur d’eau le soir et notez les numéros qu’il indique. Vérifiez le de nouveau le lendemain. Si vous n’avez pas consommé d’eau entre temps, le chiffre indiqué le matin doit être le même que la veille. Dans le cas contraire, il y a certainement une fuite d’eau dans votre système de canalisations. Un plombier pourra vous aider à régler ce problème.
 
– Pour votre jardin, il est préférable de ne pas arroser votre pelouse en été. Celle-ci, sous l’effet de la chaleur, prendra certainement une teinte jaune, mais sachez qu’elle en deviendra par la suite beaucoup plus robuste. Pour vos plantations, installez un bac ou une citerne afin de récupérer l’eau de pluie. Ils vous serviront plus tard pour arroser vos parterres de fleurs ou votre potager.
 
 
L’électricité
 
En plus de représenter un geste en faveur du développement durable, le fait d’adapter son équipement électrique peut fortement alléger les dépenses quotidiennes. Bien que le prix de départ de cet équipement soit élevé, n’oubliez pas que les économies en énergies effectuées permettent d’amortir leur coût assez rapidement.
 
– Avant de vous décider à acheter un équipement électroménager (frigo, machine à laver…), regardez « l’Etiquette Energie » qui y est appliquée. Créée en 1994 par la Communauté Européenne, elle a pour but de vous guider afin de faire des économies d’énergie en vous indiquant la consommation des appareils. Les équipements électroménagers les plus modernes et appartenant à la classe A (la classe verte), consomment 3 fois moins d’énergie que les équipements plus anciens. En revanche, évitez les biens de classe G, comme les réfrigérateurs « Américains » qui consomment jusqu’à 1 500 KWh par an contre 150 pour un réfrigérateur de classe verte !
Le poste électroménager représente en moyenne plus de 60% des dépenses en énergie des foyers français… Pour votre budget, il est ainsi important d’adopter une bonne conduite.
 
– Pour l’éclairage de votre domicile, pensez aussi à installer des ampoules fluocompactes. Elles permettent de consommer jusqu’à 6 fois moins d’énergie et possèdent également une durée de vie 8 fois plus longue. L’Etiquette Energie est aussi appliquée sur ce type de produits.
 
– Malgré les avancées technologiques, les appareils TV et HiFi continuent de consommer de l’électricité, même en état de veille. La quantité d’énergie ne semble peut-être pas très significative, (5 à 15 watts, soit environ 0,1 centime d’euro par heure) mais imaginez ce que cela représente sur un long terme… près de 500 KWh par an ! Pour éviter cette consommation inutile, il est conseillé d’éteindre les chaînes audio, les télévisions ou même les magnétoscopes par l’interrupteur et non pas par la télécommande.
 
 
Le chauffage
 
Le chauffage et la production d’eau chaude représentent les deux tiers de la consommation d’énergie des foyers français. Il est ainsi nécessaire d’adopter de bonnes mesures pour éviter que ce poste de dépenses ne nuise davantage à votre budget.
 
– Profitez des crédits d’impôts qui vous sont accordés dans le cas où vous utilisez des énergies renouvelables pour chauffer votre logement.
Ils sont de :
·          15 % pour les dépenses d’acquisition de chaudière à basse température
·          25 % pour les dépenses d’acquisition de chaudière à condensation, les dépenses d’acquisition de matériaux d’isolation thermique et les dépenses d’acquisition d’appareils de régulation de chauffage
·          50 % pour les équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable ou les pompes à chaleur
 
– Les chaudières qui ont plus de 15 ans consomment plus d’énergie et sont moins performantes que les chaudières récentes. Les chaudières à condensation ou à basse température permettent d’économiser jusqu’à 40% d’énergie et bénéficient du crédit d’impôt évoqué ci-dessus.
 
– Le choix de l’énergie est aussi un facteur primordial pour réduire votre facture. Mais les fortes variations du prix du pétrole ou du gaz (+ 5,8% au 1er Avril 2006) rendent cette sélection difficile. Le chauffage au bois constitue la solution la plus rentable. Son coût ne s’élève qu’à 3,3 € pour 100 kWh… à condition d’avoir une cheminée équipée d’un insert ou d’un foyer fermé ! Dans le cas contraire, le gaz demeure tout de même une solution avantageuse puisqu’au 1er Janvier 2006, son prix moyen est de 4,58 € pour 100 kWh. En troisième position, le fuel dont le prix ne cesse de croître et qui atteint presque 6 € pour 100 kWh. L’électricité est le moyen le plus coûteux puisque le prix moyen pour 100 kWh est de 11 € .
 
– L’énergie solaire est aussi un bon moyen de réduire ses factures. Vous pouvez ainsi vous chauffer, vous éclairer et même produire de l’eau chaude par l’intermédiaire d’un chauffe-eau solaire. Bien que le soleil ne brille pas partout en France de la même intensité, différents modèles de panneaux existent et à des prix très variables (de 3 000 à 6 000€ en comptant la pose et le ballon). Pour faciliter l’acquisition de ce matériel au coût relativement élevé, vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 50%. N’oubliez pas dans le calcul de cet investissement que l’énergie solaire sera ensuite gratuite !
  
Liens pratiques :           
 http://particuliers.edf.fr/rubrique24.html                                    http://www.veoliaeau.com/publics/vous/consommation/

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