Trouver un logement

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Les logements pour les étudiants

En tant qu’étudiant, il est parfois nécessaire de quitter le domicile familial. Selon la ville et les moyens, le parcours du combattant pour trouver un toit peut être plus ou moins long et difficile !

 
Les différents types de logement
 
Il faut tout d’abord déterminer quel type de logement vous convient le mieux : résidence universitaire, logement social HLM, location ‘en ville’, colocation ou foyer étudiant…
 
Les résidences étudiantes 
Les résidences universitaires sont gérées par le CROUS (Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires). Son coût est variable, de l’ordre de 100 à 300 € par mois sans prendre en compte la déduction des aides financières possibles (APL et ALS). Ces tarifs dépendent principalement de la surface habitable. Les résidences dites « traditionnelles », construites dans les années 60, proposent généralement 9 m² contre environ 20 m² pour les résidences « nouvelles » qui sont aussi beaucoup mieux équipées.
Pour prétendre à ces résidences universitaire, il vous faut composer un DSE (Dossier Social Étudiant) que vous déposerez auprès du CROUS dont vous dépendez. Les conditions d’obtention dépendent de critères sociaux (revenus de la famille, statut, nombre d’enfants scolarisés dans la famille…). Déposez les très tôt car les places sont rares et prisées.
Le CROUS vous permettra aussi d’orienter vos recherches dans d’autres direction pour trouver votre logement.
D’autres résidences étudiantes existent aussi. Celles ci sont privées et il s’agit bien souvent de T2 qui prévoient de nombreux services : salle de sport, laverie, outils de ménage, salle vidéo, parking… D’un confort supérieur, ces logements sont accessibles pour un loyer plus élevé de 500 à 850€ !
 
 
 
 
Les logements sociaux étudiants 
Ils sont gérés par les organismes publics HLM. Il s’agit de véritables appartements auxquels les APL (Aides Personnalisées au Logement) peuvent être appliquées. Afin de prétendre à un logement étudiant HLM, vous devez prendre contact auprès du département ‘logement’ de la commune et vous inscrire sur liste d’attente. Le CROUS propose également des logements à louer dont les prix avoisinent 250 € pour un T1 et jusqu’à 450 € pour un trois pièces. 
 
L’attribution de ces appartements dépend des ressources annuelles de l’étudiant qui ne doivent pas excéder :
 
Nombre de personnes dans la famille
A Paris et sa région
Dans le reste de l’Ile-de-France
Province
1
17 927 €
17 927 €
15 586 €
2
26 792 €
26 792 €
20 813 €
3
35 122 €
32 206 €
25 030 €
 
Les foyers étudiants
Ils dépendent de l’UNME (Union Nationale des Maisons Etudiantes). Il s’agit principalement de petites structures et on en dénombre une centaine en France. Le logement peut aussi bien être constitué d’une chambre individuelle ou double, d’un appartement, ou d’un studio. Les foyers offrent aussi de nombreux services favorisant la vie de ses résidents : espaces d’études, lieux de restauration, salle de détente ou de sports… Dans ce cas aussi, les APL et ASL peuvent être attribuées à l’étudiant et leur coût varie de 380 à 540 € par mois en moyenne.
 
La location d’appartements ou de studios ‘en ville’
Ils peuvent davantage correspondre à votre désir d’indépendance. Ces logements peuvent être meublés ou non. Il faut cependant compter des frais supplémentaires au loyer à savoir l’eau, le chauffage, le téléphone et l’électricité. Pour ce type de logements, il existe de très nombreux circuits d’informations à explorer : les petites annonces, les annonces du CROUS, les agences immobilières, les annonces dans les commerces de quartier… Vous devrez vous y prendre à l’avance. C’est entre les mois de Juin et Octobre que doivent s’effectuer les recherches. Faites aussi attention à la qualité du logement et du mobilier qui laissent parfois à désirer…
 
La colocation (location d’un appartement entre plusieurs étudiants)
Elle favorise la convivialité et permet aussi de partager les frais. 48% des jeunes sont tentés ou concernés par cette forme de logement (Etude IPSOS). Il faut cependant prendre en compte les risques de ce type de logement (ambiance pas toujours très studieuse, risque de départ d’un colocataire, salle de bain à partager…) avant de se décider. Il est parfois plus facile de se mettre en colocation avec quelqu’un que l’on connaît.
Pour vous mettre en colocation, vous devez rédiger un bail entre le propriétaire et tous les colocataires. Chacune de ces parties doit signer le document.
Si vous souhaitez opter pour cette forme de logement, vous devez être titulaire du contrat de location avec une ou plusieurs personnes et ne pas vivre en couple (ne peuvent être que deux personnes de sexe identique).   
 
Les aides financières
 
 Pour vous loger, vous pouvez bénéficier d’aides financières par votre Caisse d’Allocations Familiales.
 
L’APL (Aide Personnalisée au Logement)
Pour en bénéficier, vous devez être locataire à titre principal du logement. Cette aide concerne les occupants de résidences universitaires, d’appartements conventionnés (HLM…) ou de foyers d’étudiants. La CAF se charge du calcul et détermine le montant des aides en fonction :
  • du montant du loyer,
  • du lieu de résidence,
  • de la nature du logement,
  • des ressources de la famille
L’aide dont le montant est généralement de l’ordre de 80 à 230 €, est versée chaque mois à votre propriétaire et est déduite directement de votre loyer.
  
L’AL (Allocation Logement)
Cette aide existe depuis 1993 et s’adresse aux personnes dont le revenu est modeste ou lorsque l’étudiant séjourne dans un logement social. Seules les personnes n’ayant pas droit à l’APL peuvent y prétendre. Le montant de l’AL dépend aussi :
  • du loyer,
  • des ressources,
  • de la situation familiale,
  • de la nature du logement,
  • du lieu de résidence.
 
Ainsi, cette allocation pour le logement peut varier de 20 à 170 € environ.
 
Cependant, tous les étudiants ne peuvent bénéficier de ces allocations. Les APL et AL ne sont pas attribuées à ceux âgés de moins de 20 ans dans le cas où leurs parents perçoivent encore des prestations familiales. Il faut alors choisir lequel présente le plus d’avantages. De plus, ces aides ne concernent pas les étudiants vivant dans un logement dont un parent ou grand-parent en est le propriétaire.
 
Vous pouvez remplir directement en ligne sur le site de la CAF votre demande d’Allocation Logement.
 
ALINE
Il s’agit d’une allocation pour aider les étudiants à s’installer pour la première fois hors du domicile de leur parent. Elle s’élève à 300 € versés en une seule fois, par bénéficiaire. Pour y avoir droit il faut être boursier ou recevoir l’APL ou l’AL . 
 
 
Une fois le logement trouvé…
 
La parcours pour l’installation dans un logement étudiant ne s’arrête pas là. Il faut désormais prendre en compte quelques éléments indispensables pour le bon déroulement de votre location.
 
Le dépôt de garantie
C’est une somme que doit verser le locataire au propriétaire pour garantir l’exécution de ses obligations locatives. Elle est encaissée et conservée jusqu’à la fin de la location. Son montant est égal à 2 mois de votre loyer, n’incluant pas les charges. Une solution permet de financer ce dépôt de garantie si son montant est trop important. Il s’agit de Loca-Pass, qui offre au locataire la possibilité de financer par un prêt à un taux de 0%, ce dépôt de garantie. Cette aide s’adresse aux étudiants boursiers, en stage, en situation d’emploi ou qui en recherchent un (doit justifier d’une inscription à l’ANPE).
Le dépôt de garantie doit être restitué au locataire dans un délai maximal de deux mois à partir de la restitution du logement.
 
Une caution
Elle est généralement demandée par les propriétaires. Si votre situation ne vous permet pas d’offrir une caution suffisante, un de vos proches peut s’engager à votre place en se portant caution. Si vous ne pouvez pas envisager cette possibilité, vous pouvez vous tourner vers des établissements bancaires qui proposent parfois des offres de ce type pour les jeunes.
Il existe également la garantie locative Loca-pass qui assure le bailleur du paiement de ses loyers pendant 3 ans.
 
Une assurance habitation
Depuis la loi Quillot du 6 juillet 1989, l’étudiant doit s’engager à souscrire une assurance habitation avant même de s’installer dans son logement. Celle-ci couvre l’habitat et le mobilier contre tous les risques éventuels pouvant survenir : incendie, dommages causés par un événement climatique, dégât des eaux…
 
La signature du bail
Obligatoirement rédigé par écrit, daté et signé des deux parties, ce contrat fixe les conditions entre locataire et propriétaire. La plupart d’entre elles sont prévues par la loi du 6 juillet 1989 modifiée par la loi du 24 juillet 1994, mais d’autres clauses particulières peuvent intervenir. C’est pourquoi il est nécessaire de lire attentivement tous les documents du contrat.
 
Deux types de baux existent selon que le logement est loué « meublé » ou « non meublé ».
  Le bail « meublé » n’impose pas de rédaction de contrat. Il est tout de même préférable d’en établir un pour garantir les intérêts des deux parties. Le loyer est libre et le propriétaire peut, au terme de la location, l’augmenter sans aucune restriction.
  Le bail « non meublé » est loué pour une durée minimale de trois ans renouvelables. Si vous désirez quitter votre logement au cours du bail, vous devez en avertir le propriétaire par lettre recommandée avec accusé de réception avec un délai d’avance de 3 mois au minimum. De même, manifestez votre intention de renouvellement 6 mois auparavant.
 
 
Liens utiles :

http://www.adele.org  |  /http://www.locapass.com/ | http://www.cnous.fr | http://www.caf.fr/ | http://www.unme-asso.com/ |

Publié le 07/12/2006

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