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Etre un consom’acteur grâce au commerce équitable

Aujourd’hui, on ne peut plus ignorer les conditions de vie déplorables des producteurs des pays du Sud.
L’organisation du commerce se fait souvent à l’insu et au détriment du producteur et du consommateur. Face à ce fléau, le commerce équitable tente de redonner dignité et autonomie aux producteurs.

La FINE (organisation qui regroupe les 4 fédérations internationales de commerce équitable : FLO, EFTA, NEWS et IFAT) définit le commerce équitable comme étant «un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial».
L’idée d’un commerce équitable n’est pas nouvelle. C’est en 1964 que le principe fondateur “Trade, not Aid” (du commerce, pas de l’aide) est lancé.

Actuellement, de nombreux produits de consommation courante sont importés des pays pauvres, dans lesquels les petits producteurs arrivent à peine à survivre.
Le commerce équitable a pour objectif de rémunérer décemment les producteurs pour leur travail.

Concrètement, le réseau d’acteurs du commerce équitable décide d’un prix minimum garanti pour les producteurs.
Ainsi le prix des produits vendus sur le marché «équitable» est plus élevé que celui des produits du marché traditionnel, mais le surcoût que l’on peut constater est intégralement reversé aux producteurs et non aux autres acteurs du circuit de distribution de ces produits.
Ces produits «équitables» portent des marques-labels reconnaissables en magasin (Max Havelaar…).

Tous les acteurs du commerce équitable doivent respecter ces cinq principes :

  • Garantir le respect des droits fondamentaux des personnes et notamment des producteurs,
  • Assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plus défavorisés,
  • Instaurer des relations durables entre partenaires économiques,
  • Favoriser la préservation de l’environnement,
  • Proposer aux consommateurs des produits de qualité.

Les produits du commerce équitable

La liste des produits actuellement concernés par le commerce équitable est très vaste et s’élargit encore régulièrement. Voici les catégories de produits que l’on peut trouver en France :

  • Produits alimentaires et diététiques (café, thé, chocolat, riz, sucre, épices, jus, huile, compléments alimentaires…) issus à 60 % de l’agriculture biologique.

  • Textile et mode (habillage, soieries, uniformes, vêtements professionnels…)
  • Produits de beauté (maquillage, cosmétique, soins du corps, huiles essentielles…)
  • Artisanat (art de la table, statues, encens, bagagerie, vannerie, papeterie, bijoux, instruments de musique, jeux, objets en fibre, bois, os…)
  • Ameublement et décoration (salon, cuisine, salle de bain, tapis, jardin, rangements…)
  • Tourisme équitable.

Où peut-on trouver les produits ?

De nombreux points de ventes de produits issus du commerce équitable existent en France. Ils proposent, par l’intermédiaire de marques, labels et enseignes, des produits très variés.

  • 250 points de ventes spécialisés en commerce équitable (alimentaire, artisanat, textile, documents pédagogiques).

  • 2 500 points de ventes spécialisés en produits biologiques (alimentaire et cosmétique).
  • 10 000 grandes et moyennes surfaces.
  • En ligne ou par correspondance.
  • Marchés locaux, partout en France.
  • Restaurants, traiteurs, cantines.
  • Comités d’entreprises.
  • Distributeurs automatiques de boissons.

Trouvez le point de vente le plus proche de chez vous.

Comment identifier un produit issu du commerce équitable ?

Il n’existe pas de label public pour le commerce équitable, comme on peut en trouver pour les produits biologiques.

Vous pouvez cependant repérer ces produits grâce aux différentes marques et enseignes comme Max Havelaar, Artisans du Soleil, Biocoop, Croq’Nature, Fédération Artisans du Monde, Forest People, La Compagnie Du Commerce Equitable, Les comptoir du Cap, Tourisme et Développement Solidaire et bien d’autres encore.

Le prix juste

Le prix d’un produit équitable est appelé «prix juste».
Il est établi en fonction de plusieurs critères définis en accord avec les producteurs et l’ensemble des acteurs du processus de commercialisation.
Il comprend notamment la rémunération du producteur qui doit lui assurer une vie décente.

Selon le groupe Max Havelaar, un producteur de bananes «équitables» est rémunéré en moyenne près de 3 fois plus que sur le marché conventionnel.
Le consommateur français paye, lui, environ 10,5 % plus cher cette banane «équitable» qu’une banane traditionnelle.

Les produits issus du commerce sont donc un peu plus chers que les produits du commerce traditionnel. Toutefois, ils sont souvent de meilleure qualité et leur achat participe à rendre meilleures les conditions de vie des producteurs.

Le commerce équitable en progression

Le commerce équitable en France n’est pas encore entré dans les habitudes de consommation.
Un français dépense seulement 1,20 € par an en produits issus du commerce équitable, ce qui classe la France dans les «mauvais élèves», même s’il y a une bonne progression depuis quelques année.
Les plus gros consommateurs de produits équitables sont les Suisses, les Autrichiens, les Britanniques et les Néerlandais.

Les différentes crises alimentaires que l’on a connu en France (vache folle, OGM, grippe aviaire…) ont contribué à la sensibilisation et à la réflexion des citoyens sur leur alimentation et sur les alternatives existantes à la production industrielle de masse.
Ainsi le commerce équitable touche de plus en plus de monde et sa notoriété s’accroit.
Le plus simple est de s’informer et de goûter les produits équitables pour être convaincu du bien fondé de ce commerce.

Pour plus d’informations et pour savoir comment agir, rendez-vous sur le site de la Plate-Forme pour le Commerce Equitable


Sécurité des achats en ligne

63 % de internautes français ont déjà acheté en ligne, près de 18 millions de français sont des cyberacheteurs. Aujourd’hui, l’achat en ligne ne présente pas plus de risques que ceux faits dans les magasins. Cependant, comme dans le commerce traditionnel, le risque zéro n’existe pas et pour une sécurité optimum, vous devez prendre quelques précautions d’usage habituelles et connaitre les risques spécifiques liés à Internet.

 
 
 

85 % des paiements sur Internet sont réalisés par carte bancaire.
Si vous faites partie de ceux qui n’ont pas encore tenté d’acheter en ligne par peur du piratage et de la fraude, les conseils qui suivent vont sûrement vous rassurer.

 
 

Quelques conseils avant d’acheter

 
 

Assurez-vous du sérieux et du professionnalisme du commerçant

 
 

Si c’est un commerçant que vous connaissez déjà et qui dispose d’une bonne notoriété, vous pouvez penser que son site de vente a également été conçu avec professionnalisme, en toute sécurité et conforme à sa qualité de service.

 
 

Si vous ne connaissez pas le commerçant, voici quelques conseils pour votre sécurité :

 
  • Assurez-vous que la société a bien une identité juridique, une adresse et un numéro de téléphone. Si nécessaire, trouvez des informations sur le site à partir d’un moteur de recherche. Méfiez-vous en particulier des sociétés qui n’affichent qu’une boîte postale ou qui se situe dans un "paradis fiscal" ou à l’étranger.

    • Vérifiez la présence d’une mention sur la déclaration à la CNIL (Commission Nationale informatique et Liberté)

    • Contactez le commerçant en cas de doute.

    • Préférez les commerçants qui sont adhérents de la FEVAD (Fédération de la Vente à Distance), qui s’engagent à respecter un certain niveau de service et de qualité de prestation.

Vous pouvez également vérifier que dans les pages de paiement du site vous avez un petit cadenas fermé en bas de la page, signe que la page est sécurisée. N’achetez rien si ce symbole ne s’y trouve pas.
Observez également l’adresse du site : elle comporte parfois https:// au lieu de http://. Le «s» signifie  «secure» et montre que la connexion est sécurisé.
Assurez-vous que votre connexion et votre session Internet sont sécurisées.

La vigilance sur les produits et tarifs

Comme pour tout achat, vous devez rester vigilent sur les conditions de vente.
Lisez attentivement les garantie offertes par le marchand afin de vous protéger en cas de problèmes ultérieurs.
Sur Internet, suivez particulièremment ces quelques conseils :

    • Recherchez la mention d’un label de qualité (FIA-NET…) ou d’une assurance pour le client.

    • Examinez les tarifs : ils doivent être visibles et sans ambiguïté (frais de port, de dossier, de traitement, taxes supplémentaires, droits de douanes pour des produits ne venant pas de l’Union Européenne…)

    • Vérifiez les délais de livraison et vos recours en cas de non-respect.

    • Recherchez qui s’occupe du service après-vente, à quelles conditions et pour quelle durée.

    • Renseignez-vous sur les conditions de retour ou de remboursement des articles qui ne vous satisferaient pas.

    • Vérifiez toujours le montant, la monnaie de facturation et le contenu de votre commande

    • Soyez attentif au produit. Vous devez trouver une description très précise. Pour un achat à l’étranger, le produit ne doit pas être interdit en France.

Payer des achats en ligne

La plupart des commerces en ligne proposent plusieurs moyens de paiement :

    • Chèque

    • Téléphone

    • Carte bancaire

    • Paiement à la livraison contre remboursement,

De nouveaux moyens de paiement existent et vous permettent de ne pas donner directement d’informations personnelles et confidentielles :

    • Les plates-formes de paiement en ligne (Paypal, Gbuy, Odysseo…), où vous créditez un compte, gèrent directement la transaction avec le cybermarchand. Vous ne communiquez pas votre numéro de carte. Le système est gratuit, efficace et sécurisé.

    • Le Ticket Surf : vous créditez une carte que vous achetez sur Internet ou chez un buraliste et vous pouvez faire des achats sécurisés et anonymes sur les sites partenaires. Vous trouverez la liste sur le site de Ticket Surf.

    • L’e-Carte Bleue : Service proposé par les principales banques. Le principe consiste à ne plus communiquer son numéro de carte mais un numéro de transaction obtenu sur le site Internet de votre banque pour un achat unique sur Internet. Vraiment très sécurisé mais service payant !

Les informations vous concernant

pour payer par carte bleue, vous devez donner les informations suivantes lors d’achat en ligne : votre identité, votre numéro de carte bancaire, sa date d’expiration et le cryptogramme visuel (trois derniers chiffres au dos de la carte).

Pour votre sécurité:

    • Ne divulguez jamais le code confidentiel à quatre chiffres de votre carte bancaire.

    • Ne donnez jamais votre numéro de carte pour autre chose qu’un achat.

    • Ne transmettez jamais d’informations n’ayant aucun rapport avec vos achats sur Internet (votre date de naissance, le nom de vos parents, le montant de votre réserve de crédit…).

    • Evitez de commander sur les ordinateurs situés dans des lieux publics.

Les risques concernant vos achats en ligne

Le principal risque, que ce soit en ligne ou au quotidien, est lié à la récupération par autrui de votre numéro de carte et de sa date de validité qu’il va ensuite les utiliser pour faire des achats.

Ces données peuvent être récupérées :

    • Au moment de la transmission des informations si elle n’est pas cryptée et que le site n’est pas sécurisé.

    • Dans la base de données du site marchand où votre numéro de carte bancaire est parfois stocké.

    • Par un employé malhonnête qui peut l’utiliser à votre insu.

    • Sur vos tickets de carte bancaire ou de distributeurs.

Attention, il existe des escrocs sur le Net… Ils vous envoient des mails (spam) qui usurpent l’identité d’un banque et qui vous redirigent vers un prétendu site bancaire en vous promettant de gagner de l’argent si vous leur donner vos coordonnées bancaires… Ils vous font des offres très (trop) intéressantes pour être honnêtes.

Ne répondez jamais à ces mails même s’ils ont l’air de provenir de votre banque. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre banquier ou vérifier les expéditeurs.

Après l’achat

Comme pour les achats classiques, à la réception du produit :

    • Vérifiez si le produit reçu est bien le produit acheté. Vous disposez d’un délai de 7 jours pendant lesquels vous pouvez retourner le produit au marchand car les achats sur Internet relèvent de la vente à distance.

    • Gardez une trace du justificatif de paiement où doit être inscrit le numéro de commande, les coordonnées du marchand et le montant de la transaction.

    • Vérifiez sur votre relevé bancaire que le bon montant a été prélevé.

Recours en cas de problème

Vous avez été victime de fraude et votre compte a été débité :

    • Si le paiement a été effectué à distance, sans utilisation physique de votre carte et en l’absence de facture signée par vous, vous n’êtes en aucun cas responsable.

C’est un droit reconnu par le code monétaire et financier : articles L132-4 à L132-6.
Dans ce cas vous devez écrire immédiatement à votre banque qui devra vous rembourser sous trente jours.
La banque est tenu de vous rembourser les débits injustifiés pendant 70 jours après la date d’achat.

Votre livraison n’est pas conforme à ce que vous avez acheté :

    • Signalez-le sur le bordereau du transporteur et contactez immédiatement le vendeur. Il est tenu soit de vous renvoyer le bon produit, frais d’envois à sa charge, soit de vous rembourser l’intégralité de votre commande, frais compris.

Vous avez un litige avec le vendeur :

    • Réglement à l’amiable pour les achats en France :

N’hésitez pas à le solliciter, à lui faire part de vos griefs et à faire valoir vos droits.
Garder précieusement tous les documents concernant cette transaction (mails, courriers) et n’envoyez jamais les originaux.

    • Réglement à l’amiable pour les achats à l’étranger :

Dans l’Union Européenne : Les «euroguichets» donnent des informations et des conseils sur les moyens de résoudre les litiges de consommation intraeuropéens.

Hors de l’Union Européenne, tentez aussi un réglement à l’amiable. S’il échoue, vous pouvez recourir au réseau européen de réglementation extrajudiciaire des litiges.

    • Réglement à l’amiable auprès du médiateur du net.

Il faut avoir préalablement tenté une démarche auprès du vendeur. Le recours au médiateur est gratuit. Vous devez remplir un formulaire sur le site www.mediateurdunet.fr ou adresser un courrier au Forum des droits sur Internet, MédiateurDuNet, 6, rue Déodat de Séverac 75017 Paris en indiquant les noms, adresses, e-mail et numéros de téléphone des personnes concernées ainsi qu’un exposé succinct du litige.

Si vous devez aller devant les tribunaux :

    • Concernant une entreprise française, faites appel au tribunal d’instance (litige portant sur une somme inférieure à 7600 €) ou au tribunal de grande instance (litige portant sur une somme supérieure à 7600 €)

    • Concernant une entreprise étrangère, c’est plus compliqué. La convention de Bruxelles permet aux consommateurs français de poursuivre un vendeur étranger devant un tribunal français. Normalement, la loi applicable est celle du pays du consommateur. Mais dans le cas où le tribunal français prononcerait un jugement en votre faveur, encore faut-il obtenir son exécution. Le mieux est d’obtenir une solution à l’amiable.

Les organismes de défense du consommateur

Vous connaissez un litige avec un marchand français, il existe des organismes de défense du consommateur qui peuvent vous aider.


Dans tous les cas, si vous n’êtes pas assuré de la sécurisation d’un site, n’y achetez rien. Dans le doute, allez voir l’avis d’autres consommateurs sur les forums.
Dans tous les cas, surveillez toujours vos relevés de comptes et signalez tout de suite à votre banque les anomalies que vous constatez.


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