Difficile de faire un crédit immobilier en 2021

Malgré les confinements successifs de 2020 et 2021 les français font des projets immobiliers ! Et ils sont même de plus en plus nombreux à vouloir acheter leur résidence principale, déménager pour un nouveau cadre de vie ou se faire plaisir avec une résidence secondaire…

Or, il faut savoir que, depuis 2020, les conditions d’octroi des crédits se durcissent régulièrement et rendent l’accord de crédit de plus en plus difficile à obtenir.

Cette situation est paradoxale car les taux d’intérêts restent bas et la demande forte.

1/ Des directives plus strictes concernant l’étude des dossiers

En effet, le HCSF, le Haut Conseil de Stabilité Financière, a édicté depuis 2020 divers avis afin de mieux encadrer l’octroi de crédit et limiter les risques d’impayés. Il juge en effet que la France est face à une conjoncture économique difficile et que les perspectives sont très incertaines. Il estime donc qu’il faut limiter les risques des foyers et donc ne pas permettre de crédit dans des situations trop justes.

Pour ce faire, diverses directives ont été données aux banques et organismes financiers. Ces directives qui précédemment n’étaient que des recommandations, doivent désormais s’appliquer plus strictement.

En conséquence, on constate qu’aujourd’hui il est plus difficile d’obtenir un crédit immobilier.

2/ Des échéances limitées à 35% des revenus

La limite de taux d’endettement (échéances de crédits rapportées aux revenus) était précédemment indicative et dépendait également d’autres critères dans l’analyse du reste à vivre du foyer qui était fait lors de l’instruction du dossier.

Aujourd’hui, il n’est plus possible pour une banque de déroger à ce taux, et les échéances de crédit ne doivent pas dépasser 35 % des revenus. Sont pris en compte pour ce calcul non seulement le remboursement des emprunts mais également l’assurance du crédit ce qui est nouveau.

De plus, les revenus sont plus strictement étudiés et seuls les revenus réguliers et stables seront retenus. Ainsi, les primes ne sont pas/plus prises en compte et les situations professionnelles qui ne sont pas à longue durée ne sont pas éligibles. Enfin, les revenus locatifs pourraient n’être pris en compte que partiellement car ils sont considérés à risque.

3/ Des durées plus courtes avec 25 + 2 ans maximum

Alors que l’on commençait à faire régulièrement des emprunts sur des durées longues allant jusqu’à 30 ans et plus, dans les villes chères, ce n’est désormais plus possible. La durée a été plafonnée à 25 ans, plus 2 ans de report possible.

Ainsi, cette réduction de la durée d’emprunt va mécaniquement bloquer certains dossiers précédemment finançables, car le montant des échéances est plafonné également.

4/ Un apport minimum exigé

Un apport initial était auparavant recommandé. Il est maintenant exigé et il n’est plus possible aujourd’hui de faire une acquisition immobilière sans apport ou avec un dossier trop juste.

Les ménages doivent donc présenter des relevés de comptes sans incidents et une épargne réelle ce qui va prouver leur capacité de gestion et de remboursement d’emprunt. L’apport quant à lui doit couvrir au minimum les frais d’acquisition (notaire, agence immobilière, garantie …) ce qui correspond à 7 à 15 % du projet immobilier.

5/ Un dossier à anticiper en prenant en compte ces directives.

Pour mener à bien un projet immobilier, il est donc nécessaire pour un particulier de prendre en compte l’évolution de ces critères qui conditionnent sa capacité d’emprunt et contraint ses projets.

N’hésitez pas à vous servir gratuitement et sans laisser vos coordonnées les calculatrices de Budgetfacile. Elles vous permettent en quelques clics de connaître votre capacité d’emprunt et de faire tous les calculs pour avancer dans vos projets.